Modernisation de l’Administration : Cap sur des services publics plus efficaces et proches du Peuple Spécial

lundi, 14 septembre 2026 17:21 Écrit par  Infobf.net Publié dans La Une

Le Camarade Premier ministre, Chef du Gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a présidé, ce lundi 14 septembre 2026 à Ouagadougou, la session ordinaire du Conseil national de la modernisation de l’Administration et de la bonne gouvernance (CN-MABG). Les travaux ont permis d’évaluer les performances de l’Administration publique, d’identifier les insuffisances persistantes et de définir les orientations pour l’année 2027.

À l’ouverture de la session, le Chef du Gouvernement a rappelé que la modernisation de l’Administration publique constitue un enjeu de souveraineté, de dignité et d’efficacité de l’action publique. Elle ne saurait, selon lui, se limiter à des réformes techniques ou à la dématérialisation des procédures. « Notre ambition doit être claire : faire de l’Administration publique un véritable instrument de souveraineté et de transformation du Burkina Faso », a-t-il déclaré.

Le Premier ministre a ainsi appelé à un changement profond des pratiques, des méthodes de travail et du rapport de l’Administration au Peuple. L’objectif est de bâtir une Administration disciplinée, intègre, compétente, performante, innovante et redevable, capable de produire des résultats et de rendre compte de l’utilisation des ressources publiques. 

La performance globale de l’Administration au titre de l’année 2025, établie à 85,38 %, témoigne, selon le Chef du Gouvernement, d’une dynamique appréciable. Tout en félicitant les agents publics ayant contribué à ce résultat, il les a invités à se garder de toute autosatisfaction. « La performance n’est pas une fin en soi : elle est une exigence permanente », a-t-il souligné, insistant sur la nécessité de traduire les résultats administratifs en améliorations concrètes dans la vie des populations.

Les travaux ont également permis d’examiner les principales insuffisances qui affectent encore le fonctionnement de l’Administration. Elles concernent notamment la faible couverture de l’évaluation de certaines institutions, l’appropriation insuffisante des outils de gouvernance, les contraintes liées aux ressources humaines et aux infrastructures, les difficultés des systèmes d’information ainsi que l’authenticité de certains documents produits dans le cadre de la commande publique.

L’appropriation des plateformes de services numériques par les citoyens figure également parmi les défis identifiés. À ce sujet, le Premier ministre a appelé à une transformation numérique inclusive, adaptée aux réalités nationales et qui ne crée pas de nouvelles formes d’exclusion.

Il a notamment souhaité que les langues nationales trouvent progressivement leur place dans les systèmes d’information et les services numériques. Au cours de la session, les participants ont examiné trois principaux documents : le rapport annuel de mise en œuvre de la Stratégie nationale de modernisation de l’Administration publique, le rapport sur l’état de la gouvernance au Burkina Faso et le rapport global sur la performance des structures de l’Administration publique, tous au titre de l’année 2025.

Ils ont également analysé les résultats des évaluations des stratégies nationales relatives à la déconcentration administrative, à la modernisation de l’Administration publique et à la promotion de la bonne gouvernance.

À la clôture des travaux, le Premier ministre a engagé les responsables concernés à transformer les recommandations adoptées en actions concrètes, assorties de responsabilités clairement définies et de mécanismes rigoureux de suivi. Il a précisé que les insuffisances relevées ne remettent pas en cause les performances enregistrées, mais constituent des défis prioritaires auxquels des réponses doivent être apportées.

Les orientations définies pour 2027 devront notamment permettre à l’Administration d’accompagner la reconquête du territoire et le retour effectif de l’État auprès des populations. « Là où nos Forces combattantes reconquièrent des espaces, notre Administration doit être prête à rétablir durablement la présence et l’autorité de l’État », a affirmé le Chef du Gouvernement.

Pour Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, le rétablissement de la sécurité doit s’accompagner du retour de services publics adaptés aux besoins des populations, notamment dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’état civil, de la justice, de l’action sociale et de l’administration territoriale.

Le Premier ministre a enfin appelé chaque ministère, institution, structure et agent public à prendre sa part dans la refondation de l’Administration, sous le sceau de la primauté de l’intérêt général. Il a chargé le ministère des Serviteurs du Peuple, à travers le Secrétariat permanent de la modernisation de l’Administration et de la bonne gouvernance, d’assurer un suivi rigoureux de la mise en œuvre des conclusions et orientations issues de la session.

 

DCRP/Primature

 

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