Lutte contre le cancer du col de l’utérus au Burkina : La COBUCAN apporte sa contribution Spécial

jeudi, 17 novembre 2022 19:24 Écrit par  Salamata NIKIEMA/Infobf.net Publié dans Société

Dans le cadre de la commémoration de l’an 2 de la Stratégie mondiale pour l’élimination du cancer du col de l’utérus, une conférence de presse a été initiée par la Coalition burkinabè contre le cancer (COBUCAN), ce jeudi 17 novembre 2022, à Ouagadougou.

Le cancer du col de l’utérus est l’un des cancers les plus fréquents sur le terrain. Chaque 2 minutes, il y a des décès dans le monde. C’est une maladie provoquée par un virus appelé "HPV Human Papilloma Virus". Un virus, transmis lors des rapports sexuels et qui engendre des modifications dans le col de l’utérus.

Pour l'enseignant chercheur à l’Université Pr Joseph Ki-Zerbo, le Pr Nayi Zongo, il est temps de bloquer ce processus pour qu’aucune femme ne meurt encore de cancer du col de l’utérus, « c’est un drame ravageant tout sur son passage, ne laissant presque pas de survivantes », expliqué le professeur Zongo, par ailleurs président de la COBUCAN.

Trois actions constituent de véritables barrières, selon le Pr Zongo, contre le cancer du col de l’utérus. Ces actions sont le fondement du lancement officiel de la Stratégie mondiale pour l’accélération de l’élimination du cancer du col de l’utérus, « la détection et leur traitement permettent de bloquer le processus qui mène au cancer du col de l’utérus », a-t- il fait savoir.

                                             IMG-20221117-WA0046 2                                                                                                        Pr Nayi Zongo, Président de la COBUCAN 

Le dépistage des lésions précancéreuses et leur traitement sont gratuits depuis 2016 « à peine 10 % des femmes se rendent dans les structures de santé pour se faire dépister », déplore le conférencier principal. À l’en croire, une vigilance médicale doit rester de mise pour les détecter tôt et les traiter.

Dans la lutte contre ce mal, Pr Zongo, dit qu’il faut que 90% des jeunes filles soient vaccinées avant leur quinzième anniversaire et que 70% des femmes bénéficient d’un dépistage correct entre 35 et 45 ans. À cela, et toujours selon le spécialiste, il faut que 90% au moins des cancers diagnostiqués bénéficient réellement d’un traitement adéquat. Ces actions, pour lui, permettront d’ici à 2030, de réduire l’incidence de ce mal à moins de 4 pour 100.000 femmes.

 

Salamata NIKIEMA

 Infobf.net

 

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