Remaniement ministériel : L’attaque de Solhan comme " détonateur de choc " Spécial

jeudi, 01 juillet 2021 16:38 Écrit par  Salamata NIKIEMA/ Infobf.net Publié dans Société

Le jeudi 1er juillet 2021 au Palais de Kosyam, a eu lieu la séance de prise de contact des membres du gouvernement, après le remaniement ministériel suite aux remous socio-politiques de ces derniers jours. Pour le premier ministre Chritophe Dabiré, l'attaque meurtrière de Solhan et le décès récent des 11 policiers ont été le leitmotiv de ce remaniement.  

A la fin de la rencontre de ce 1er juillet 2021 au Palais présidentiel, Christophe Joseph Marie Dabiré face à la presse explique que ces changements au sein du gouvernement, visent à donner de nouvelles orientations aux ministres. Ce, précise-t-il, afin qu’il y ait davantage de collégialité et d’efficacité afin qu’ils avancent dans la même direction.

Selon le premier ministre, les personnes qui ont occupé les postes de ministre d’Etat, ministre de la défense nationale et des anciens combattants et ministre de la sécurité, n’ont pas démérité. Et pour lui, « on doit les féliciter parce qu’à un moment de leur participation à ce gouvernement, ils ont montré leurs capacités pour assurer la sécurité ».

L’attaque de Solhan qui a servi de détonateur d’une onde de choc sur les consciences des citoyens burkinabè, a permis de mettre en évidence un certain nombre de dysfonctionnement au niveau du dispositif de défense et de sécurité, selon le chef du gouvernement.  « De nouvelles décisions ont été prises en vue de recentrer la vision du gouvernement pour plus d’efficacité dans la lutte contre le terrorisme », assure-t-il.

Qu’à cela ne tienne, l’Opposition politique burkinabé annonce le maintien de sa marche de protestation des 3 et 4 juillet prochain. Sur cette démarche du CFOP, le discours de Christophe Joseph Marie Dabiré, s’inscrit dans les mêmes veines que le message du Président du Faso à l’Opposition, le dimanche 27 juin, dans son adresse à la nation. Il a appelé à l’union sacrée dans la lutte contre les terroristes et faire en sorte que la sécurité et la paix reviennent dans le pays des hommes.

« C’est le même message que j’ai à l’endroit de l’Opposition. Elle a le droit de marcher mais nous disons tout simplement que la question qu’il faut se poser : est-ce que c’est le moment ? », dit-il. Et pour lui, c’est mieux de reporter la marche et de revenir sur la table du dialogue politique.

 

Salamata NIKIEMA

Infobf.net  

 

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