Du 2 au 27 mars 2017 a lieu au Canada la 6ème édition du festival international «Hommage aux femmes» autour du thème «Femmes : identité du genre, autonomie et leadership». Ce festival a pour mission de lutter pour l’égalité entre l’homme et la femme. C’est dans cette lancé qu’il crée des occasions de rencontre en vue de sensibiliser les citoyens sur l’amélioration de la condition de la femme. Le Burkina Faso est le pays invité d’honneur de cette 2017, et Awa Antoinette Compaoré va monter sur la plus haute marche du podium de cette soirée. Parmi 12 femmes battantes, c’est elle qui a été désignée lauréate pour son courage et son exemplarité dans la combativité. Nous sommes allés à sa rencontre afin de vous la faire découvrir. Awa Antoinette Compaoré est une femme âgée de 32ans, mariée et mère de 3 enfants. Son infirmité au bras ne l’a pas empêché d’être une dame à plusieurs casquettes. L’une de ses particularités est qu’elle évolue dans des domaines que l’on jugerait d’emblé «des métiers pour hommes».  

Madame Yugo/ Séré Malika est la directrice générale du groupe GEGA. Son entreprise a plus d’une dizaine d’année d’existence et elle exerce dans le domaine de la restauration en général et en particulier la restauration collective où elle s’occupe des cantines universitaires, hospitalières et scolaires. GEGA emploie 160 personnes à travers le Burkina Faso. Cette professionnelle de la cuisine est aussi à l’international notamment en Côte d’Ivoire où elle dessert la deuxième plus grande université de ce pays en repas. Restauratrice dans le cœur et dans l’âme, madame Yugo dans cette interview, nous livre le secret de sa réussite et fait une analyse de la restauration au Burkina Faso.

Depuis que le Burkina Faso a fait un saut dans le 21ème siècle les habitudes, les comportements et les mœurs ont changés et pour cause, nous sommes de plein pied dans les technologies nouvelles. Les médias, les films et les nouvelles technologies de l’information et de la communication sont plus accessibles et disponibles. Au Burkina Faso, un phénomène est né et devient de jour en jour banal : c’est la cigarette au sien de la gente féminine.